Libérons l’Entreprise!

Constat

Dans les lignes suivantes, nous n’allons rien vous apprendre, et allons même sans doute enfoncer quelques portes ouvertes…

Il est pourtant  nécéssaire de poser le constat, car c’est lui qui porte en filigrane la nécessité et l’utilité du Labo.

Le travail tient une place importante dans la construction de notre identité sociale. Nous y passons des jours, certains des nuits, d’autres des jours et de nuits. Nous lui consacrons du temps et de l’énergie, et lui sacrifions des choses importantes. 

La notion de travail, et les modalités qui l’entourent évoluent avec l’humanité, avec les siècles, avec l’Histoire. Nous entrons dans une période charnière, entre la fin d’un modèle (lui-même héritier du fordisme et du taylorisme) et la construction d’un nouveau. 
Les mentalités et les attentes changent. 
Le travail et l’entreprise peuvent faire mal. Et ce qui était toléré hier ne l’est plus  aujourd’hui. Aussi des solutions pragmatiques sont elles apportées par les entreprises, pour amener équilibre et bien être. Mais font-elles pour autant augmenter le niveau d’engagement des salariés et baisser le mal être?

Les sociétés évoluent, et de nouvelles pratiques et organisations émergent, de ci de là sur la planète. Ces entreprises se sont construites en marge, et à contrepied des fonctionnements traditionnels, rationalistes et pragmatiques, qui sont encore bien ancrés dans les mentalités, car hérités puis transmis, puis hérités et transmis, et puis…, et puis…

Ces organisations démontrent qu’il est possible de fonctionner différemment. Que tout est à inventer. Qu’il est possible d’allier développement économique et bonheur au travail. Que l’on peut sortir du contrôle te tout et de tous. Qu’une entreprise repose aussi sur la somme d’interactions relationnelles entre ceux qui la vivent, c’est à dire sur une matière qui ne rentrera jamais dans un tableau ou un suivi d’indicateur! Et que loin d’être un problème, c’est bien souvent la solution.

C’est sur ces constats que s’appuie la raison d’être du Labo. 

On peut faire autrement, et il est impératif d’y aller.

Intentions 

Etre inspirés et audacieux. Ne pas jouer aux apprentis sorciers, mais plutôt au manager-jardinier

Nous souhaitons accompagner le dirigeant dans sa démarche, et le sécuriser.  Il y a déjà des outils, des méthodes, des réflexions, pour conduire ce changement. Comme le jardinier qui entretient son sol pour la santé de ses cultures, c’est tout l’environnement qu’il faut rendre propice à l’épanouissement des salariés (ce même épanouissement favorisant le développement économique.) 
Ces organisations qui ont pris de l’avance sur les schémas classiques sont toutes singulières et uniques. Mais elles ont des points communs qui peuvent servir de boussoles à celles qui suivent et veulent prendre le même chemin.
Notre savoir faire est là. Dans la connaissance que nous avons de ces entreprises, de par toute la littérature et la matière de recherches qui y est consacrée et sur laquelle nous avons les yeux rivés.
Et puis de par notre propre expérience. Oh, nous ne sommes pas « exemplaires  » en la matière! Il nous arrive notre lot d’ennuis, de difficultés, de défis, de mauvaises nouvelles, de rappels plus ou moins violents que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon. Mais nous ne perdons pas le sens de notre mission, et surtout l’envie et le plaisir de la conduire ensemble, en confiance et avec sérieux. Ce qui ne nous interdit pas la fantaisie…
Nous avançons « avec heurts et bonheur »! 

Parmi les traits communs aux entreprises pionnières, on retrouve :

  • Le postulat que l’autre a des bonnes intentions. Ceux qui se lèvent le matin en se disant « Que vais-je bien pouvoir faire aujourd’hui pour saboter ma boite??? » sont à la marge.
  • Liberté et responsabilité sont les facettes d’une même médaille.
  • Une croyance dans l’intelligence collective. Ces entreprises donnent accès très libre aux informations, et une méthode de sollicitation d’avis est enseignée pour accompagner celui qui prend les décisions.
  • Il n’est pas acceptable de ne pas se sentir concerné par ce qui se passe en dehors de son périmètre : la responsabilité dans l’entreprise est collective.
  • Toute situation peut être vécue sur le mode soit de la peur et de la séparation, soit de l’amour et du lien. Ces entreprises optent pour l’amour et pour le lien.
  • Tout problème est une invitation à apprendre et à grandir : c’est le droit à l’erreur. 
  • Elles mettent l’accent sur les forces plus que sur les faiblesses, sur les opportunités plus que sur les problèmes.
  • A long terme, il n’y a pas à arbitrer entre la mission et le profit. Si l’on se centre sur la mission, le profit en découlera.

Impact

Economique

Un mode de fonctionnement inspiré des entreprises  pionnières amène une agilité et une réactivité incroyable! La souplesse induite par des process très courts, (ils sont fluidifiés puisqu’ils reposent sur les échanges entre les gens, qui sont plus rapides et instantanés) donne de s’ajuster en temps réel aux besoins de l’entreprise.
Selon une enquête relatée dans un rapport du Medef en 2017, un salarié « heureux » serait 3 fois moins absent que la moyenne et 15% plus productif, quand un salarié « triste » serait 10% moins productif que la moyenne. Même en dehors de l’obligation légale de l’employeur de garantir la sécurité physique et psychique de ses salariés, il y a un bénéfice pour l’entreprise à installer une véritable politique de bonheur au travail. Il en va de l’essor économique de la société, mais aussi de l’image de celle-ci. Et la question de l’image est très importante quand il s’agit d’ attirer pour recruter, puis de faire en sorte que les salariés restent dans la société. Ce qui est un vrai problème pour certaines sociétés.

Social 

Noter votre plombier, votre hôtel, votre restaurant, votre livreur… rien de plus courant, aujourd’hui. Choisir un produit plus écologique, bio, de circuit court, ou encore qui s’appuie sur une démarche humanitaire et bienfaisante pour les hommes ou la planète? Là aussi c’est devenu courant. Et bien des applications proposent déjà aux salariés de noter leur entreprise. On peut imaginer sans être devin qu’entre deux services, le consommateur va choisir celui qui émane d’une entreprise qui traite respectueusement ses collaborateurs.

Soyons pionniers!

Le changement est en cours, la question n’est plus d’y aller ou pas. Elle est plutôt d’y aller en mode « consentement » ou « obligation ».
Un parallèle est à faire entre ce nouveau monde de l’entreprise, et le nouveau monde du Far West. Pour l’instant, c’est grand, vaste, plein de richesses et de beautés, et le cadre légal n’en cerne pas bien les contours. Et bien les entreprises pionnières qui ont investi cet espace il y a déjà plusieurs dizaines d’années pour certaines, ont défriché, et loin d’avoir installé une loi du plus fort, elles ont ouvert la voie et nous disent qu’il y a de la place pour tout le monde.

 

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